UNFPA Côte d\'Ivoire

REPORTS

Etat de la Population Mondiale 2011

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Rapport de mission du 25 au 28 janvier 2012 Bongouanou

L\'Opération des Nations Unies en Côte-d\'Ivoire (ONUCI) et les Agences des Nations Unies en Côte-d\'Ivoire mènent régulièrement des actions sur le terrain. Parmi celles-ci, les « Journées de l\'ONUCI » rassemblent et mettent en œuvre un certain nombre d\'activités de proximité et de masse sur trois (03) jours d\'étape mensuelle ou bimensuelle, dans une localité ; par sa réalisation avec les populations elles-mêmes, qui sont sensibilisées au maintien et au renforcement de la cohésion sociale, mais également et surtout à la promotion de la culture de la paix.
C\'est ainsi qu\'au cours de ces journées, des ateliers de réflexion et d\'échanges sont organisés avec des leaders d\'opinion de toutes les composantes des populations locales. Bougouanou est la localité choisie pour cette 19ème édition qui se tiendra les 25, 26 et 27 janvier 2012

  

UN ALGORITHME DE PRISE EN CHARGE CLINIQUE SURVIVANTES DE VIOL EN COTE D’IVOIRE A ETE MIS A LA DISPOSITION DES PERSONNELS DE SANTE

La grave crise militaro-politique qu’a connue la Côte d’ Ivoire de 2002 à 2010 suivie de la crise post électorale, a conduit à des violations des droits humains ainsi que d’importants mouvements de population dans plusieurs localités. Les femmes, les filles et les enfants se sont trouvés dans une situation de vulnérabilité  entraînant une recrudescence des violences basées sur le genreen général et en particulier les cas de viol.

En effet, de Janvier à septembre 2010, 711 cas de  VBG  dont 159 cas de viol, ont été notifiés selon l’International Rescue Comittee (IRC). En 2011, le système d’analyse des informations VBG de la coordination du secteur VBG (Sous-Cluster VBG) sous leadership de l’UNFPA a répertorié1976 cas des VBG dont 656 cas de viol. En 2012, la Coordination Nationale VBG a pris la relève et elle a rapporté 2646 cas de VBG dont 578 cas de viols.

Ces Violences Basées sur le Genre (VBG) ont des effets néfastes sur les survivant(e)s tant au plan  physique, mental que social, d’où l’importance d’une prise en charge multisectorielle, holistique, et de qualité. Mais, il a été noté lors des évaluations rapides sur la situation des VBG et la réponse apportée à Abidjan (avril 2011 et mai 2012) et à l’ouest (août 2011) une insuffisance dans la qualité de la prise en charge clinique au niveau des structures de santé. Cette situation serait liée à l’absence d’une application correcte du protocole existant de prise en charge de survivants des viols par les prestataires de service, ainsi qu’aux faiblesses du mécanisme de référencement.

Pour pallier à cette difficulté, le nombre des plateformes locales de lutte contre les VBG a été augmenté, des procédures opérationnelles standards incluant ont été élaborées dans plusieurs localités, et des sessions de formation en prise en charge médicale des survivants des viols et autres VBG ont été conduites. Ces formations ont été réalisées par le Programme National de Santé de la Reproduction du Ministère de la Santé et de la lutte contre les SIDA en partenariat avec l’UNFPA et plusieurs autres acteurs VBG et elles ont permis de renforcer les capacités de plus d’une centaine de prestataires de santé entre 2011 et 2012.

La prévalence des violences sexuelles en Cote d’voire, les obstacles à l’accès des survivants à la prise en charge médicale et les leçons apprises lors des formations ont montré la nécessité de la vulgarisation d’un protocole de prise en charge clinique des viols dans toute les formations sanitaires du pays. Pour ce faire, il s’est avéré nécessaire d’élaborer un algorithme de prise en charge clinique des cas de viol.